Découvrir l’agrotourisme et prendre le champ

Connaissez-vous le terme « agrotourisme »? Ça signifie, en gros, faire du tourisme gourmand. Profiter de visites dans de nouveaux endroits pour manger, ou encore mieux : visiter de nouveaux endroits POUR manger!

Bon, c’est une description facile, mais c’est pas mal ça.

Dans le but de faire découvrir ce genre de tourisme à plus de gens, Julie Aubé (avec qui je suis allée aux îles de la Madeleine!) a récemment lancé le livre Prenez le champ! (29,95$), qui propose 21 escapades gourmandes un peu partout au Québec.

Son approche est vraiment originale : elle nous amène à la rencontre des producteurs qu’il est possible de visiter chez eux, que ce soit pour faire des achats, de l’autocueillette, ou visiter la ferme.

Ce livre est un peu devenu ma bible du manger mieux, manger local et me donne envie de visiter tout plein de nouvelles régions au Québec. Sérieux, j’ai dû mentionner des faits appris dans le livre 50 fois depuis que j’en ai fini la lecture (il y a genre 2 semaines).

prenez le champ

Peu importe votre budget, voyager, c'est possible! Visitez la page « Destinations » pour une bonne dose d'inspiration et pour découvrir des astuces pour économiser avant et pendant votre escapade.

*Quelques* achats locaux à bord du Tortillard Gourmand pour célébrer le lancement du livre de Julie

Visite dans les fermes

D’ailleurs, si vous ne savez pas quoi faire un weekend, avez-vous pensé tout simplement visiter une ferme?

Si vous avez une voiture (ou un ami qui a une voiture, ou un abonnement Communauto), inspirez-vous des escapades de Julie et partez à la découverte! C’est agréable pour simplement profiter d’une sortie différente, mais aussi… pour économiser! Les produits vendus directement par le producteur sont souvent moins chers (et méga frais). Assurez-vous d’avoir une glacière dans la voiture, et faites des réserves.

Plusieurs producteurs de viande vendent leurs produits surgelés, ce qui est super pratique. Pour les produits frais, renseignez-vous sur les durées de « vie » des produits, car les produits artisanaux ne sont pas bourrés d’agents de conservation comme certains produits d’épicerie, et sont donc bons moins longtemps (mais sont meilleurs pour cette même raison!).

Il faut mettre une chose au clair : l’agrotourisme, ce n’est pas une activité de pêteux de broue. C’est accessible à tout le monde, même si j’ai l’impession que c’est un mot qui fait parfois peur. L’agrotourisme, c’est autant un repas 22 services à 500$ que des fraises mangées dans un champ qu’un bon burger bien gras. L’agrotourisme, c’est les découvertes et les rencontres. Et la beauté dans tout ça, c’est que ça permet de goûter des produits qu’on n’a jamais goûtés, ça permet de découvrir des trucs qu’on va adorer, et même confirmer qu’on n’aime pas certains aliments (car si on ne les aime pas frais de même, il n’y a pas grand chance qu’on les aime à la maison!).

Psst! Pour les citadins-sans-voiture comme moi, il y a le Tortillard Gourmand qui offre des visites guidées gourmandes dans Lanaudière, à départ de Montréal. De plus, les produits de certains des endroits mentionnés dans le livre de Julie sont offerts sur internet ou dans certaines boutiques spécialisées.

Quelques coups de coeur récents

Lors du lancement du livre de Julie, nous sommes partis (à bord du Tortillard Gourmand, justement) découvrir certains des producteurs mentionnés dans son livre. Nous avons donc fait des arrêts à la Vallée-Verte, chez Barbe-Bouc, au vignoble St-Gabriel et chez Qui Sème Récolte / Cuisine Poirier.

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Je suis tombée amoureuse des produits de la Vallée-Verte, surtout le lait au chocolat, dont le goût est on-ne-pourrait-plus-différent du lait au chocolat d’épicerie. Par chance, il est disponible dans certaines fromageries et épiceries, j’ai donc pu continuer à me gâter. Sérieux, après avoir bu cela, vous ne pourrez tout simplement plus boire autre chose!

Je connaissais déjà Barbe-Bouc, les ayant visités lors de ma première tournée avec le Tortillard Gourmand, il y a déjà quelques années. Malheureusement, une grange s’est effondrée sur leur terrain il y a quelques mois, et ils ont appris que leurs assurances ne couvriraient pas les dommages. Disons que quand on voit des producteurs se lever les manches pour rebâtir et continuer leur production, ça donne le goût de les encourager.

Ça aide aussi que les produits soient méga bons (surtout le pâté de foie).

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Les chèvres dans leur maison temporaire

Voyages gourmands

Il est toujours important pour moi, lorsque je voyage, de découvrir la gastronomie locale. Lors de mes deux plus récents voyages, en Beauce et aux îles de la Madeleine, disons que j’ai été gâtée, car j’ai non seulement pu goûter des trucs vraiment trop bons, mais j’ai aussi pu discuter avec les producteurs. Et quand on leur parle deux minutes, ils réussissent à nous partager leur passion (et nous donner faim!) à un point tel qu’il est tout simplement impossible de repartir les mains vides.

En Beauce, j’ai surtout apprécié ma discussion avec Jean-Yves, propriétaire de la bleuetière Goulet. Tu parles de quelqu’un de projets : il a non seulement une bleuetière, il sème aussi d’autres fruits (pour autocueillette et vente), il a un bar laitier, le plus gros module de jeux extérieur sur une ferme au Québec, une érablière, des produits transformés… Ah, et aie-je parlé du plus récent « petit » projet : 5km de sentiers de patin à glace!

S’il n’y avait que des gens comme lui sur terre, on comprendrait beaucoup plus rapidement l’importance de manger local.

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La vue de la bleuètière. Imaginez l’été!

weekend en Beauce

C’est aussi là que j’ai mangé ce décadent dessert

Aux îles de la Madeleine, nous avons aussi eu la chance d’accompagner des pêcheurs de homards lors d’une expédition matinale. Si vous visitez pendant la saison de la pêche (mai-juillet), trainez à la marina et jasez avec les gens (je vous jure que ça ne sera pas difficile), vous trouverez certainement quelqu’un qui acceptera de vous faire faire un tour.

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Voir le travail nécessaire pour qu’un simple homard se rende à notre table est assez fou. Ça permet de comprendre le prix, mais surtout, la nécessité de la pêche responsable.

Toujours aux îles, nous avons soupé avec Réjean, propriétaire de la boucherie Côte à côte, mais aussi chasseur de loups marins. Cette chasse est tellement contestée, mais lorsqu’on écoute Réjean nous l’expliquer, ça permet de se faire une opinion beaucoup plus informée (et, accessoirement, de rire à en avoir mal aux abdos).

Bien que je ne sois pas encore rendue aussi loin qu’elle dans ma réflexion, j’aime beaucoup ce que dit Ayngelina de Bacon is Magic : si on veut être carnivore, il faut accepter qu’un animal est mort pour notre plaisir gustatif. Je crois cependant qu’il faut connaitre les conditions de vie de l’animal que nous mangeons et, à ce niveau, notre discussion avec Réjean a été des plus instructives. Je suis certaine qu’il se ferait un plaisir de vous en jaser (et de raconter une ou deux histoires de pêche) si vous allez le voir à la boucherie!

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Les charcuteries de loup marin

Je dis ça, je dis rien, mais n’oubliez pas que l’agrotourisme ce n’est pas que de la viande à la ferme, c’est aussi des fruits et légumes, de l’alcool, des produits transformés, l’érable, les bars et restos, etc. etc. etc.!

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prenez le champ

Faites-vous parfois vos courses directement à la ferme?

J’ai reçu le livre Prenez le champ! en envoi média et j’ai été invitée à visiter des producteurs à bord du Tortillard Gourmand pour célébrer la sortie du livre. J’ai été reçue en Beauce par Tourisme Chaudière-Appalaches. Le voyage aux îles de la Madeleine a eu lieu dans le cadre de la campagne #tripauxiles, organisée par l’Agence de location Hertz des îles et le parc de Gros-Cap.

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3 réponses à Découvrir l’agrotourisme et prendre le champ

  1. GERALD ENGLEBRETSEN 7 juin 2016 à 19 h 58 min #

    The worldwide movement to ‘food tourism’ is the most wonderful ‘latest’ dimension added to travel as we know it. Folk are more and more interested in where their food comes from, the story of its production, the food miles involved in it arriving, the adventure of farm-to-plate. The book sounds really interesting and for anyone living in Quebec a must do discovery of your own region.

    • Beatrice 8 juin 2016 à 9 h 14 min #

      Absolutely. The book is great for locals and tourists alike! Thank you! :)

Trackbacks/Pingbacks

  1. Découvrir l’agrotourisme et prendre le champ – #tripauxiles - 20 octobre 2016

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