Travailler sur la route : un des avantages d’être entrepreneur

Vous êtes plusieurs à me demander comme je fais pour « voyager autant » (c’est d’ailleurs un peu pour cela que j’ai eu l’idée d’écrire une page FAQ).

Premièrement, il faut savoir que c’est un choix de vie que j’ai fait. Je sacrifie bien des choses afin de garder tous mes sous pour mes voyages. Je n’achète pratiquement plus de vêtements, je vais rarement au resto (même si j’adore ça), je fais attention à mon budget à l’année, entre autres.

Mais j’ai surtout fait le choix, en 2012, d’être travailleuse autonome. À ce moment, j’ai écrit une série de billets intitulée La réalité, sur tout ce que j’ai vécu quand j’ai fait le choix de quitter un emploi « de rêve » sans avoir d’économies ou un plan à long terme.

Être travailleuse autonome

Être travailleuse autonome (et maintenant entrepreneure), c’est vraiment le seul choix logique pour moi. Les rares fois que j’ai travaillé en entreprise, je me suis vite rendu compte que ce n’était pas pour moi. J’ai de la difficulté avec l’autorité et les horaires stables, donc en partant, on s’entend que ce n’est pas idéal, haha.

travailler en voyage

Blogueuse au travail! (Crédit photo : Tourism Winnipeg)

Et alors que certaines trouvent le fait d’être travailleuse autonome super insécurisant, pour moi, c’est MOINS stressant que faire du 9 à 5. Je n’ai pas regretté un instant mon choix depuis que je l’ai fait, même si j’en ai mangé, des peanuts. Je n’ai pas de talent de vente naturel, donc je sais que j’ai de la difficulté à être payée à ma juste valeur. En décembre 2013, j’ai même accepté un emploi temporaire au salaire minimum, parce que je n’arrivais pas à vivre de mes contrats.

Ça fait mal à l’égo, je ne vous le cacherai pas. Mais ça m’a tellement motivée à continuer, à persévérer, pour réussir, un jour, à vivre de mes projets.

Depuis la mi-2015, je suis 100% à mon compte, et je ne pourrais être plus heureuse (95% du temps).

Quand le 9 à 5 ne fonctionne pas

Je l’ai dit plus haut, je ne vis pas super bien avec les horaires très stricts. Je trouve qu’en travaillant du lundi au vendredi de 9h à 17h, toutes les semaines, toute l’année, on n’a pratiquement plus le temps de vivre.

Et du jour au lendemain, toute notre sécurité peut nous être enlevée par le mot « restructuration ».

Pas pour moi. Ce déclic, je l’ai eu quand mon frère est décédé. Je savais maintenant que la vie pouvait arrêter n’importe quand, même à 18 ans.

Et mon objectif de vie principal, c’est d’être heureuse, pas de travailler. Ça parait cucul et idéaliste, mais j’ai choisi la liberté, quitte à faire moins d’argent, quitte à ne pas savoir d’où viendrait ma prochaine paie. C’est un risque. Mais qui, pour moi, en valait absolument la peine.

Voyager tout en travaillant

OK, ce fut un beaucoup plus long préambule que prévu, pour arriver à mon point final : en faisant le choix d’être travailleuse autonome, je faisais aussi le choix de travailler d’un peu partout dans le monde.

Avec le type de travail que je fais, je n’ai vraiment besoin que d’un ordinateur et d’une connexion internet pour travailler. Je peux travailler de n’importe où, dans n’importe quelles conditions.

Je pense que le meilleur exemple est lorsque j’étais en Islande, en 2015, et que j’ai participé à une conférence avec des gens aux Québec… assise dans l’auto, pendant que mon amie Mel conduisait! Grâce à ma borne d’internet portatif, j’avais accès aux visuels de la conférence et à la voix de mes collègues. C’est quand même fou!

travailler en voyage

Relaxation post-travail dans un hôtel du nord de l’Islande

C’est aussi pour cela que je peux me permettre de partir un mois, assez fréquemment. Même si je suis en voyage, je réserve plusieurs heures chaque jour (souvent 7 jours/semaine) pour consulter mes courriels, rédiger des articles et travailler sur certains dossiers.

Ça semble simple, et ce l’est la plupart du temps, mais il y a quand même des trucs à considérer. Par exemple, je pars toujours avec mon ordinateur portable et je dois m’assurer d’avoir une bonne connexion internet partout où je me trouve. Plus facile à dire qu’à faire, car en Australie (ma destination chouchou), internet coûte un bras et la vitesse est parfois ridicule.

travailler en voyage

Avant-midi de travail dans l’un de mes hôtels chouchous à Sydney, le Glenferrie Lodge

Je dois aussi m’assurer d’avoir accès à toutes mes données, car mon ordinateur de bureau et mon ordinateur portable sont deux ordinateurs différents. Je suis bin bin fan de l’application Dropbox, haha.

Les avantages d’être blogueuse

Pour voyager autant, j’ai aussi quelques perks en tant que blogueuse. Mais attention : je me garde bien d’utiliser le mot « chance » ici. Je travaille très fort sur mon blogue, il n’y a pas de chance là-dedans.

Cependant, puisqu’un blogue est une plateforme de diffusion, j’ai parfois accès à des tarifs média ou à des gratuités, qui me permettent de voyager plus. Mais ceci n’est jamais gratuit-gratuit.

Un tarif média ou une gratuité, c’est un échange de service. On ne me donne pas 1000$ de bébelles pour le fun de me donner des choses. On m’y donne accès afin que je fasse une couverture médiatique, qui a une valeur monétaire elle aussi. Quand je reçois quelque chose, je dois quelque chose en retour. Ce n’est pas pour mon plaisir personnel, c’est pour mon travail (même si c’est le fun).

Austin petit budget

J’ai dû passer plusieurs heures à travailler à Austin (même si j’ai pris la photo quand j’étais sur Facebook, LOL)

Pour mieux expliquer : les chroniqueurs culturels reçoivent des CDs, car ils doivent parler de nouveautés dans le cadre de leur travail, et ce serait absurde qu’ils dépensent toute leur paie sur des albums afin de travailler.

C’est la même chose pour les blogueurs. Sauf que, puisqu’on couvre une multitude de sujets, on a accès à une variété de produits et expériences. Et il ne faut pas perdre de vue que même si j’ai créé mon emploi et qu’il est le fun en tabarouette… c’est une job. J’ai des factures et un loyer à payer. Et en plus, puisque je suis entrepreneur, j’ai une charge fiscale à assumer, et plusieurs dépenses d’entreprise à faire tous les mois (comme l’hébergement de ce site!).

Tout ceci étant dit…

Ce billet est beaucoup plus all over the place que je l’avais prévu, lorsque j’ai eu l’idée de parler de ma vie de travailleuse autonome sur la route.

En gros, le point que je voulais faire, c’est que la raison pour laquelle je peux voyager autant, c’est que j’amène mon travail avec moi. Et que j’organise mon budget en conséquence.

En terminant, si vous voulez encourager ELC, c’est possible! Voici comment faire. Et si ce billet vous a donné envie de lancer un blogue, j’ai un ebook qui s’en vient très bientôt, vous trouverez les infos ici.

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travailler en voyage

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4 réponses à Travailler sur la route : un des avantages d’être entrepreneur

  1. MC 21 février 2017 à 20 h 53 min #

    Pour avoir été en Australie 2 mois au printemps dernier en Campervan, le Wifii du McDo a été mon sauveur côté Internet! 50 cents, c’est un pas pire rapport qualité-prix une petite crème molle qui te donne un accès Internet ;)

    Wikicamp a aussi changé ma vie, mais ça, je te l’ai déjà écrit. héhé.

    MC

    • Beatrice 22 février 2017 à 9 h 53 min #

      haha oui, j’ai beaucoup utilisé le WiFi du McDo et du Hungry Jack’s! J’ai même déjà passé du temps près du resto, sans rentrer dedans, pour utiliser le WiFi :x haha Et Wikicamp est sur ma liste de trucs à essayer lors de mon voyage le mois prochain!

  2. Cendryne 21 février 2017 à 21 h 03 min #

    Bravo pour avoir osé franchir le cap, c’est une chose que j’aimerai faire mais qui m’effraie encore.

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