Je ne suis pas minimaliste

Le minimalisme a la cote ces jours-ci. Et je comprends pourquoi.

Ça fait du bien, épurer. Arrêter d’acheter des trucs non nécessaires.

Mais je dois vous avouer quelque chose… et je le fais entre autres, parce que la question revient souvent.

Non, je ne suis pas minimaliste. Je ne le serai jamais.

Voici pourquoi.

Pourquoi je ne suis pas minimaliste

Ça, c’est la bibliothèque dans mon salon :

minimalisme

minimalisme

Il y a biiiiiiin du stock, là.

Premièrement, des dizaines de livres. J’adore les livres, je suis incapable de lire un roman en version numérique. J’aime le sentiment d’avoir quelque chose de tangible entre les mains. Et j’aime aussi l’odeur d’un livre neuf. J’ai plein de livres de seconde main, mais rien ne bat le bruit et la senteur d’un livre qui n’a jamais été ouvert.

Et je les garde, ces livres. Je les relie, surtout.

Dans ma bibliothèque, il y a aussi ma collection de tortues. Oui, vous pouvez me juger. J’ai une collection de bibelots en forme de tortues. Ça a commencé tout bêtement, lors d’un voyage dans un tout inclus avec mes parents : j’ai acheté une tortue. Je devais avoir 12 ans. Et sans réaliser le pattern, j’ai fait la même chose en Italie, puis en Thaïlande.

Après, j’ai décidé de rapporter des tortues de partout sur la planète. Et des gens ont commencé à m’en donner en cadeau.

Et j’aime ça. Je trouve ça cute, même si totalement inutile. C’est des histoires, des souvenirs, de l’art, même, dans certains cas.

Dans ma bibliothèque, il y a aussi une bouteille de 7Up thaïlandaise, une bouteille de « bière » Buzz, quand les 7/11 ont été transformés en Kwik-e-Mart et que j’ai fait le tour de Toronto pour en visiter un, un CD autographié de Nick Carter (<3), des photos…

Oui, je sais que le matériel n’apporte pas le bonheur, mais ce sont des objets qui me font sourire et j’aime les avoir en pleine face, dans une pièce où je vais pratiquement tous les jours. 

Décoration éclectique & variété

Bon, il faut dire qu’à la base, j’aime aussi le design assez éclectique. Alors que tout le monde semble triper sur le style scandinave-épuré-blanc, j’aime le mélange des styles et quand il y a des choses partout.

Une étagère sans rien dessus, ce n’est pas mon genre d’esthétisme. Donc, à la base, il est plutôt difficile pour moi de décorer de façon minimaliste!

minimalisme

L’un des principes du minimalisme est d’avoir moins d’objets. Je l’applique dans certaines sphères de ma vie.

En fait, je me pose la fameuse question « en as-tu vraiment besoin? » quand il est question de nouveau stock que je qualifierais de « permanent » : vêtements, déco, meubles, Apple TV, etc. Et souvent, la réponse est non. J’achète rarement de nouvelles choses.

Mais pour d’autres, j’aime la variété, le choix. Pour mon bar, par exemple. Et dans mon garde-manger : c’est pour ça que je dois me forcer à faire le ménage quelques fois par année, je me retrouve tout le temps avec 1001 petits pots et bouteilles même pas ouvertes!

Je suis vraiment team #justemilieu dans tout. Et surtout, team #pasdejugement.

Je vois le bonheur que des amis ont à pratiquer à la lettre les principes donnés par Marie Kondo. Et si ça vous va, tant mieux! Mais même si on aime ça, les bébelles, ça ne fait pas de nous de moins bonnes personnes, alors il ne faut pas s’auto-juger!

L’importance des souvenirs

Ce dont je suis incapable de me départir, ce sont les articles qui représentent pour moi des souvenirs. Des moments précis.

J’ai travaillé plusieurs années pour les Canadiens de Montréal et même si je n’ai pas regardé un seul match depuis mon départ, j’ai gardé ma boite de bébelles à l’effigie de l’équipe. Ça me rappelle plein de souvenirs – bons et mauvais.

Mon préféré, cependant, est celui dans la photo plus bas. Dans le cadre de mon travail, je gérais plusieurs concours. L’un de ceux-là était le concours qui permettait à des jeunes de devenir porteurs de drapeau lors de la cérémonie d’avant-match. Le rêve, vous imaginez!

Il est arrivé à quelques reprises que des gens viennent me remercier en personne, le soir du match, ce qui m’a toujours beaucoup touchée. Un soir, cependant, je me rappelle que j’étais au kiosque dans les Rouges et on m’a appelée en insistant pour que je me déplace au kiosque dans les Bleus.

Je l’ai fait. Sur place, Raphaël, un des gagnants de la soirée, et Sylvain, son papa, qui s’étaient déplacés de Chicoutimi pour vivre cette expérience, voulaient me remettre un cadeau. Ce n’était jamais arrivé : c’est le hasard qui choisit les gagnants, je ne suis que la messagère! Mais ils y tenaient.

Et le cadeau, c’est un porte-bonheur. Au Sharpie, il est écrit : « À Béatrice, un porte-bonheur et un souvenir de Chicoutimi. Merci! » En me le remettant, ils m’ont souhaité que ce cadeau m’apporte autant de bonheur qu’ils en avaient eu ce soir-là. Ouf! Je ne jetterai jamais ce cadeau, même si ce n’est qu’un objet. La pensée qui y est attachée est beaucoup trop précieuse.

Dans mon bureau, j’ai aussi encore aujourd’hui une lettre de remerciement d’un autre gagnant qui m’a particulièrement touchée.

Quand j’ai une journée plus difficile, je me rappelle que j’ai eu des vraiment belles jobs dans ma vie. Et que celle que je fais aujourd’hui est la plus belle de toutes. 

minimalisme

Je sais que même les minimalistes gardent certains souvenirs matériels, certains objets, mais j’en ai BEAUCOUP. Et j’aime ça comme ça! 

Un autre exemple…

Parmi les cadres plus bas sont deux photos de mes grands-parents maternels alors qu’ils avaient environ 20 ans. Quand ils sont décédés, plusieurs reliques familiales ont été placées dans une genre de loterie et j’ai « remporté » ces cadres.

Je trouve cela tellement important de garder ces images, cette histoire, bien présente et bien en vue.

D’ailleurs, ce petit coin de lecture dans ma chambre (que je n’utilise jamais, hah!) est probablement le coin que je trouve le plus beau de tout mon appart.

minimalisme

C’est aussi ma grand-mère qui a fait la jetée et le meuble lui appartenait!

Finalement, c’est un peu ~deep~, mais lors des dernières années de vie de ma grand-mère maternelle, j’ai vu à quel point certaines photos et certains articles peuvent amener de la joie, des souvenirs. Pour cette raison, je dois avouer que j’ai peur de me départir de certaines choses.

Oui, aujourd’hui, un billet de spectacle, ce n’est qu’un morceau de papier, mais ça pourrait être le sourire dont j’ai besoin rendue à 80 ans. 

Je ne suis pas hoarder – du moins, j’essaie de ne pas l’être! – mais j’ai beaucoup de bonheur à conserver ces objets – ces souvenirs. Donc, je ne suis pas minimaliste.

Vous avez aimé ce billet? Épinglez-le sur Pinterest!

minimalisme

Êtes-vous minimaliste?

Ce billet contient des liens affiliés, ce qui signifie que je pourrais faire une commission si vous faites l’achat d’un produit que je recommande. Faire un achat via ceux-ci permet d’encourager ELC et ne change en aucun cas le prix pour vous. Pour plus d’informations, consultez la politique de vie privée.

2 réponses à Je ne suis pas minimaliste

  1. Bianca @ La Grande Déroute 15 juin 2017 à 19 h 59 min #

    Je crois que je le suis, d’une certaine façon. Mais je comprends tellement cet attachement possible à certains objets, pour les souvenirs qui y sont rattachés. J’ai longtemps conservé des trucs pour cette raison et c’était décidément une bonne raison.

    Je ne sais pas trop ce qui s’est passé (et ce n’est pas la « mode minimaliste », parce que j’ai commencé à changer mon regard sur les choses que je possède bien avant d’entendre parler de minimalisme et cie), mais il y a quelques années, avoir des choses a commencé à m’énerver. Et j’ai commencé à vider et vider et limiter et épurer. Les trop nombreux déménagements ont peut-être aider.

    Et maintenant, je me bats un peu contre moi-même pour conserver certains souvenirs, en me disant, comme toi, que peut-être plus tard… conserver des trucs d’enfance de mes enfants… pour eux, plus tard…

    Le rayon des livres a diminué de beaucoup (mais je me suis tellement habituée aux livres numériques que ça va maintenant), mais je sélectionne et j’en conserve certains. Le rayon des souvenirs de voyage (je n’en achète plus depuis quelques années, mais il y a toutes les années d’avant… ouf! Ca reste là, je n’ai pas envie de les afficher, mais ça prend de la place dans un bac…un jour, un jour, je trouverai quoi en faire!

    Le minimalisme, c’est bien. C’est une chose. C’est un désir de posséder peu (sans nécessairement ne rien posséder!), de ne pas être encombré, de viser l’épuration, de ne posséder que ce qui nous sert/nous rend heureux. C’est bien, mais ce n’est pas nécessaire.

    Ce qui l’est, à mon avis, c’est la consommation responsable. Et ça, ce n’est pas nécessairement lié à l’épuration, mais plutôt aux habitudes d’achats, et c’est ce que tu sembles faire ;)

    En passant, super joli ton mur de bibliothèque de salon! Tu déprimerais chez nous (ya de l’écho! haha), je ne survivrais pas à toutes ces décos (il y a de la lâcheté là-dedans de mon côté, et trop d’enfants peut-être?), mais ce que c’est joli et vivant! Et que dire de ton coin lecture!

    • Beatrice 15 juin 2017 à 21 h 35 min #

      Merci de ta réflection! Il est certain que les déménagements aident à faire un tri. N’ayant pas bougé depuis près de 10 ans, je vois beaucoup moins mes possessions que quelqu’un qui doit constamment les mettre dans des boites – et les déménager! J’ai eu une discussion, dans mon groupe pour abonnés, avec une lectrice qui elle, ne voyait pas le minimalisme comme « l’extrême », mais un principe de la consommation responsable que j’applique. C’est intéressant d’avoir des avis divers à ce sujet! Et merci :)

Laisser un commentaire

Ne manquez plus un seul billet!

Abonnez-vous à l’infolettre mensuelle et recevez gratuitement le ebook 10 trucs pour économiser à l’épicerie... sans effort!

+1
Tweetez
Partagez86
Épinglez4